IMMERSION ESPAGNOLE À ANTIGUA, GUATEMALA.
Bonjour à tous et merci de prendre le temps de me lire. C’est le Guatemala, comme si vous y étiez. Peut-être en aurez-vous le goût à votre tour? Je fournis beaucoup de détails en ce sens.
Antigua est la ville par excellence pour une immersion; la mienne durera du 13 novembre 2010 au 28 janvier 2011. Je me suis inscris à l’école ‘’Escuela Don Pedro de Alvarado’’ au mois d’août 2010.
J’ai acheté mon billet d’avion sur Expedia à la fin août et ils se sont occupés de la TSA
(l’enregistrement de l’identité auprès de la compagnie aérienne) auprès de ma compagnie d’aviation. Pour me donner une bonne base de vocabulaire, j’ai commencé à apprendre l’espagnol par moi-même sur Internet et avec une méthode prise à la Bibliothèque Nationale.
Un événement heureux.
Je publie souvent un compte-rendu de mes activités sur Facebook et, comme d’habitude, j’ai posté ce nouveau projet. Suite à ça, un évènement heureux s’est produit.
Ma famille est pas mal éparpillée et nous n’avons que très peu d’occasions de rassemblement. Mon frère JP est installé au Guatemala depuis 9 ou 10 ans et je n’avais qu’une vague idée de ses occupations. Le sachant à l’extérieur du Guate depuis plusieurs mois, étant dans la région d’Edmonton, je ne l’avais pas informé de mon projet. Illiana, sa femme guatémaltèque, a été mise au courant de mon voyage et ma rejoint via Facebook. Elle m’a appris qu’ils avaient mis sur pied une entreprise d’immersion espagnole. C’est la raison pour laquelle ce voyage, qui devait durer 4 semaines, a été prolongé à près de 3 mois. Je vais m’inscrire à son école de langue pour la deuxième moitié de mon voyage et j’aurai une nouvelle famille d’accueil. Mon frère et sa femme seront de retour au Guatemala, vers la mi-décembre, date ou j’aurais dû être rvenu au Québec.
JP a donc quitté le Québec depuis une dizaine d’années et il a monté lentement son entreprise. Il offre aux aux adultes et aux élèves des écoles québécoises des séjours d’immersion. Je suis très impressionné par sa réussite. Son entreprise se nomme AVENTURES TROPICALES et est présente sur Internet.
De plus, comme si ce n’était pas assez, j’apprends que mon autre frère Ren, projette de visiter le Guatemala. Ce sera donc une période des fêtes des plus originales avec la rencontre de deux de mes frères, ami et conjointes au Guate. En effet, Mihaela viendra me rejoindre le 17 décembre pour deux semaines.
Samedi, le 13 novembre.
À 2h30 du matin, je me dirige vers l’aéroport avec Mihaela. Le vol, d’une durée de 3h40 avec escale à Miami, se fera avec American Airline. Après l’enregistrement, nous profitons des derniers moments ensemble. L’embarquement est prévu pour 5h30 et le vol à 6h15. Peu après 5hres, je me rends au lieu d’embarquement pour la vérification des bagages de cabine et je constate qu’il y a une très longue file d’attente. Évidemment, ils ont fouillé ma valise...
Par erreur, j’avais en mémoire le départ pour 6h30. Lorsque j’arrive à la porte d’embarquement, il n’y a personne et je me souviens que le départ est plutôt pour 6h15. Comme il était 6h à ce moment-là, tous les passagers étaient à bord, du moins presque tous... À la vérification du billet, on m’informe qu’on me donne une nouvelle place. Bon! C’est quoi ça? Je voulais être assis le long d’un corridor! Bonne nouvelle! On m’a plutôt donné une place dans la classe affaire!!! YES!!! C’est trop cool! Le confort!!! J’ai placoté avec la voisine, propriétaire d’une agence de voyage et je me suis endormi.
Pendant que j’attends pour sortir de l’avion, on m’informe des portes d’embarquement pour les différents transferts. La mienne, pour le Guatemala, est à la porte 6. Je m’y présente et remarque qu’il y a beaucoup de latinos. Tout semble OK. Je prends le temps de manger et j’ouvre mon ordi pour vérifier si je peux me brancher sur Internet; malheureusement non. Je jette un coup d’oeil près de la porte 6 et remarque qu’il y a moins de monde. Je m’approche et m’assois avec les gens sur place. À l’heure d’embarquement, je vois très peu de latinos autour de moi. Je demande à ma voisine si elle se dirige bien au Guatemala et elle me confirme qu’elle s’y rend.
Je trouve la situation étrange. Je localise le tableau électronique informant des heures de départs et portes d’embarquement et oups... ils ont changé d’endroits les vilains... Je retourne vers la dame pour lui faire le message, j’en profite pour informer d’autres personnes et je me dirige vers la porte d’embarquement 19, au galop! Arrivé au bon endroit, l’embarquement se fait sans problème. Faut bien qu’il y ait un peu d’imprévu... ça fait quelque chose à raconter!
J’arrive à Guatemala Cité à 1h35, comme prévu. Après les formalités d’usage, je me dirige vers la sortie où un représentant de mon école m’attend avec mon nom sur une pancarte. Bien heureux qu’il soit là lui! J’avais un petit stress...
J’embarque dans son véhicule et nous nous dirigeons "en silence" vers Antigua, à 45 minutes de route. Je remarque une orgie de panneaux publicitaires en sortant de la ville; toutes sortes de commerces où se côtoient, pêle-mêle, la richesse et l’extrême pauvreté.
Nous arrivons à Antigua et le chauffeur me laisse directement chez ma famille d’accueil. Il frappe à la porte, attend mes hôtes et repart. Un autre petit stress de moins. Parfois, j’ai vraiment l’impression qu’il faut avoir une confiance un peu aveugle lorsqu’on achète sur Internet. J’étais bien heureux que ce que j’avais vu et réservé se soit concrétisé, du moins jusque-là.
Mes hôtes, Dona Elena et Don Antonio, qui me reçoivent avec gentillesse, me montrent ma chambre et me situent dans la ville à partir d’une carte qu’ils m’offrent. Par chance, un neveu parle anglais. La chambre est propre, mais d’une grande simplicité. Le plancher et les murs sont en ciment, le lit double et les draps semblent propres et la salle de bain, que je partage avec mes hôtes, donne sur ma chambre. Pas de télé, ni radio, ni Internet. Hum....
Dès que je reçois les clés de ma serrure approximative, je pars pour découvrir la ville. Malgré la fatigue et le manque de sommeil, le contact est des plus positifs. On m’a dit que les Guatémaltèques sont des gens simples et d’une grande gentillesse; là encore, un petit stress de moins parce que je me sens en sécurité dans les rues bondées de touristes. Ces rues sont pavées de roche qui rend la circulation hasardeuse. Les murs sont de ciment et les portes imposantes en bois. Je revois La Havane, lorsqu’on circule au centre-ville et lorsqu’on s’en éloigne.
En me promenant, j’entends parler québécois; évidemment, je m’approche et prend contact avec deux personnes et une troisième plus tard. Nous nous retrouverons pour le déjeuner du lendemain.
Dimanche le 14
Couché à 21h, je me lève à 9h. Un sommeil de 12 heures fut des plus salutaires. À 10h30, je me rends à mon rendez-vous pour le déjeuner avec les gens rencontrés la veille.
Après avoir partagé tous les repas de la journée, j’ai évidemment pu noter les incontournables de cette ville longue d’un kilomètre et demi dans un sens comme dans l’autre. Nous avons sillonné plusieurs rues pour me donner un aperçu général et j’ai pu constater à quel point cette petite ville est charmante et chaleureuse. Chemin faisant, chacun a partagé ses expériences de voyage, ses bons et ses mauvais coups et on a échangé nos courriels. Tout ça pourra surement servir un jour...
Lundi le 15
Après mon premier déjeuner avec ma famille, où Don Antonio entretient une conversation que je ne peux saisir, c’est la recherche d’un café Internet. On m’a parlé du McDo. Je m’y dirige et je constate qu’ils offrent 30 minutes gratuites. C’est peu, mais c’est un début. Je n’aurai pas besoin de mon ordi puisqu’il y a 5 appareils sur place. Je me dirige ensuite vers l’école pour me présenter à la directrice et constate en même temps qu’ils offrent Internet Wi-Fi gratuitement et sans limites de temps. Cool! Cependant, je n’aurai pas souvent l’occasion de l’utiliser l’école fermant à 6hres et n’étant pas ouverte le week-end.
Pendant la rencontre, j’ai constaté que j’avais fait une erreur concernant le prix de mon forfait. C’est en fait 130$ pour l’école par semaine et 95$ pour la famille, repas inclus. Je me dirige vers la banque BAM(il y a plusieurs banques dans la ville) pour encaisser mes chèques de voyage. Une première file d’attente pour me faire dire que, pour changer les chèques, je dois me diriger vers un autre comptoir. Une deuxième file d’attente; c’est mon tour et on m’informe que je dois présenter l’original de mon passeport. Cependant, ma photocopie plastifiée est bien utile pour m’identifier en tout temps, mais pas acceptée pour les chèques de voyage. Je retourne rapidement chez moi, reviens et refais la file. Je signe enfin la paperasse et on me dit que pour obtenir l’argent, je dois retourner au premier comptoir et refaire la file... Ce n’est pas une bonne idée d’avoir des chèques, finalement. Il y a plusieurs guichets automatiques et ma carte Desjardins y est acceptée.
L’après-midi, après m’être présenté à mon enseignante, j’amorce mon premier cours. J’ai choisi un forfait de 4 heures en après-midi. Je suis donc libre le matin pour profiter du soleil qui est présent, mais qui se cache en après-midi; c’est la fin de la saison des pluies.
Le soir venu, je visite un autre café Internet; il y en a beaucoup dans la ville. J’ai le goût de clavarder avec Mihaela mais elle est absente de Facebook. J’ai l’idée de demander à quelqu’un au hasard, dans mes « amis » Facebook, de l’appeler chez elle et l’informer que je suis présent sur Internet. Julie, cette amie FB que je ne connais pas, a eu la gentillesse de faire le message et quelques minutes plus tard, je « chattais » avec Mihaela. Les médias sociaux, ce sont des outils et on en fait bien ce qu’on veut! Quant à moi, je crois que si ça n’existait pas, faudrait l’inventer!
Mardi le 16
La nuit a été difficile. Le froid était intense malgré les journées de 25 ou 26 degrés. Trois draps minces et deux couvertures plus épaisses ont suffi à peine à me réchauffer. Des pantalons de jogging et une paire de bas furent nécessaires. Je conclus évidemment que je suis un peu trop tôt dans la saison. La mi-décembre aurait été préférable ou même en janvier. La saison des pluies vient à peine de terminer et parait-il, nous sommes en hiver.
Ce matin, les cours se donnent à partir de 8h pour me permettre de participer à l’activité du midi.. Lever à 7h et déjeuner à 7h30. Mes hôtes sont très gentils et s’ajustent bien aux activités de l’école.
Je me rends compte que 4hres de cours, c’est du boulot parce que ce sont des cours individuels. Ça demande beaucoup de concentration et comme je n’ai pas très bien dormi depuis deux jours, c’est un peu lourd.
L’avant-midi se déroule bien même si je suis un peu « coma ». Un léger mal de tête rôde aux alentours...L’activité du midi débute. Il s’agit de préparer le repas et plus particulièrement, fabriquer des tortillas. J’ai vraiment essayé...
Le prétexte est évidemment de socialiser. Le personnel est cool et ma prof gentille et ricaneuse; ça facilite l’apprentissage et le temps passe assez bien. On sort le « Ron » et allons-y pour du merengue! Un prof de danse invité s’active et plusieurs personnes s’élancent. Comme je me débrouille dans cette danse, le prof tient à danser avec moi. Je l’ai fait quelques fois dans mes cours à Mtl parce que pour le prof, c’est la meilleure manière de corriger un danseur. Mais là, il veut que je fasse la fille... hummm.... Il y prend un peu trop de plaisir et je file à l’anglaise!
Somme toute, ce fut une petite activité simple et efficace pour nous permettre de goûter à un plat typique du Guate et pour créer une ambiance de camaraderie essentielle à ce type d’expérience.
L’école est constituée d’une partie isolée de la pluie, avec un toit, occupant environ le cinquième de l’ensemble et le reste est à peu près à ciel ouvert. Cette terrasse possède plusieurs petites tables où profs et élèves s’installent pour les cours. Entourés d’arbres, nous sommes à l’ombre et il fait vraiment froid. J’ai bien regretté de ne pas avoir apporté un chandail supplémentaire.
La fin d’après-midi se résume en promenade pour enfin profiter de cette belle journée ensoleillée avec un bon 26 degrés. On m’avait prévenu des écarts de température. Ça existe donc même le jour et souvent le soir.
Plus tard, j’ai repéré la buanderie où je devrai laisser le linge pour le récupérer le lendemain. Coût du service? Q30 (3.75$ env.) Mes hôtes m’attendent pour souper et ils m’ont fait comprendre qu’ils m’ont attendu pour le dîner... Oups!!! Je croyais que l’école les avait avertis.
Après le souper, je vais acheter de l’eau au marché. Une bouteille de deux litres coûte Q5.75(0.75$). D’ailleurs, je fais très attention pour ne consommer que de l’eau embouteillée, même pour le brossage des dents. Je croise les doigts... je n ’ai eu aucun malaise... à ce jour...
Je retourne ensuite au Café de la Place Centrale, qui est l’endroit le plus achalandé de la ville, où un coke ne coûte que Q12(1.50$) (combien au Vieux-Port de Mtl?). Je dépasse de beaucoup la limite d’utilisation de l’Internet fixée à une heure maximum; je n’ai posé aucune question et j’en ai profité.
De retour à ma chambre, j’écris ces quelques mots. Pas de télé, ni de radio et je manque de temps!!!
Mercredi le 17
Ce matin le déjeuner est tôt parce que j’ai une activité en après-midi. On m’appelle pour le déjeuner que je prends seul. Le menu comprend des oeufs brouillés mélangés avec des légumes, un truc non identifié, du pain et du thé.
Le cours me semble plus facile aujourd’hui probablement parce que j’ai mieux dormi. Vers 9h30, nous avons pris une pause pour aller voir la course de serveuses et serveurs. D’abord, ce sont les serveuses. Le départ se fait à la Place Centrale et le trajet se poursuit dans quelques rues pour une compétition où la vitesse et la dextérité sont requises; en effet, la cinquantaine de serveuses ont chacune un cabaret avec trois consommations et évidemment, elles ne doivent pas les laisser tomber. Avec la chaleur de cette journée, c’est, en plus, une épreuve d’endurance. Une participante a perdu connaissance à l’arrivée.
La fanfare de la ville, dans une formation des plus traditionnelles avec souzaphones, s’occupe de la musique d’ambiance. Activité courue autant par les touristes que par les citoyens, le tout se conclut en dedans d’une heure. À travers la foule majoritairement guatémaltèque, je remarque les deux pitounes d’usage qui s’avancent vers la tribune. Elles sont grandes, siliconées, chandails rouges clairs, l’une blonde et l’autre brune; le contraste dans l’environnement est frappant même choquant...
Je suis de retour à la maison pour le dîner qui est servi selon ma demande et selon les activités de l’école. Dès le repas terminé, je me dirige vers l’école qui est à 1000 pieds environ pour la sortie de l’après-midi. À partir de là, nous nous dirigeons vers le marché qui est d’ailleurs gigantesque, un labyrinthe à s’y perdre, pour rejoindre notre autobus. C’est le moment de m’initier aux fameuses « Chicken Bus ». Ouf!!! Comme les rues ne sont pas pavées mais plutôt recouvertes de pierres tapées, la ballade est éprouvante. Ce sont de vieux autobus scolaires rafistolés; à ma droite, un trou de plusieurs centimètres dans le plancher.
Nous arrivons tout de même au monastère Museo San Juan del Obispo à travers des rues étroites où rencontrer un autre autobus sans contact est un exploit. Une religieuse nous accueille et nous fait visiter l’endroit en nous donnant les informations historiques. À la fin, elle se prête volontiers à ma demande pour une photo.
De retour à l’école vers 16h; je vais faire un tour dans le centre-ville. Le souper est servi à 6h précises et mon hôte m’accompagne pour la jasette. Après le souper, je m’installe à l’ordi pour les commentaires quotidiens et je m’apprête à retourner au Café da la Grande Place pour l’Internet.
Jeudi le 18
La routine est installée. Je prends mes cours en après-midi et je suis donc libre ce matin. Je me rends à l’école pour utiliser Internet. Je me promène un peu dans la ville et c’est le dîner. J’ai un peu mal à la tête parce que je ne dors pas très bien puisqu’il fait froid la nuit. Au matin, je vais acheter des bas plus épais pour la nuit. Les cours se déroulent super bien malgré que je ne suis pas très en forme. Nous parlons du coût de la vie à Antigua. Ça donne envie de s’y établir...
Je me prépare à aller souper lorsque je vois que plusieurs tables sont installées. Je n’avais pas remarqué que nous avions une activité sociale. Ils sortent le rhum et un peu de vin et des anciens élèves se joignent à nous. Un peu de salsa et le souper débute, sauf qu’il y a seulement une soupe avec un peu de viande à l’intérieur... Ça ne nourrit pas tellement! Je sens que la faim va me réveiller tôt demain.
Vendredi le 19
J’ai beaucoup mieux dormi. Faut croire que manger peu et prendre du rhum représente une bonne recette. Je suis libre en avant-midi et je peux faire mes travaux scolaires. Puisque je m’installe à l’école, j’ai Internet toute la matinée. Il y a de la musique de Noël depuis quelques jours. Étrange avec 20 degrés à l’extérieur.
Je vais dîner à la maison et après, je suis de retour à l’école. Aujourd’hui on joue à « Qui suis-je? » On me colle un papier sur le front et je pose des questions pour deviner qui je suis. Pas évident de connaître le nom d’un acteur américain qui vit à Hollywood; il y en a plein. Ça été long! De retour en cours traditionnel et la semaine s’achève.
Je vais dans un petit café à 300 mètres de chez moi. Je passe devant tous les jours. Belle découverte; le proprio est français et j’ai Internet sans limites de temps. Je commande un café avec du lait et plus tard, deux coupes de vin. Le prix? Q28... (3.50$) Pas croyable! J’ai « chatté » avec un bon ami avec qui je travaillais dans mon autre vie en Beauce et Mihaela.
À onze heures, c’est le dodo. 3hres du mat. Oups, ça ne va pas bien. Je me lève pour la toilette et vlan!... c’est la tourista. Je n’ai pas bu d’eau et je fais très attention. Je me lave les mains souvent. Au matin, je raconte à mon hôte et après avoir fait le tour des possibilités, c’était le lait dans le café. Heureusement, tout ça a vite passé. La première chose que j’ai mise dans ma valise, c’est l’Immodium. J’ai été traumatisé il y a longtemps lorsque je suis revenu d’Europe avec au départ, le début d’une tourista et rien pour me soigner. Ce fut le pire voyage de vie. J’avais mal aux reins, plus de position et il y avait une file d’attente continuelle pour les toilettes. Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi.
Je suis encore en déficit de sommeil; j’ai bien hâte d’avoir une bonne nuit réparatrice.
Finalement, c’est bien agréable d’être ici parce qu’il y a les services essentiels; je jase avec Mihaela, avec ma fille, je suis la Bourse, je transige mes comptes de Mtl, je jase avec du monde et il fait chaud.
Samedi le 20
J’ai un assez gros week-end en perspective; compléter mon texte pour le blogue, faire un peu de photos, faire mon devoir scolaire et travailler mes photos. Je ne voyagerai pas encore. Lorsque je serai avec mes frères et Mihaela, nous partirons tous ensemble plusieurs jours sur la route.
Je suis très satisfait de mon voyage et de l’école; les gens sont sympathiques, ma prof très gentille, le proprio est francophone, la famille s’occupe bien de moi avec des conseils judicieux et mon hôte, me fait pratiquer l’espagnol.
Don Antonio me raconte que des maisons se vendent jusqu’à 8 millions de dollars US au centre-ville. Je n’en reviens pas. Il paraît que beaucoup d’habitants d’Antigua vendent leur propriété et profitent de cette surenchère. On retrouve beaucoup d’autos très luxueuses dans les rues; la proximité de la richesse et de l’extrême pauvreté semblent une des caractéristes importantes de la ville. Il y a plusieurs banques et beaucoup de gardes armés en permanence. Je peux comprendre leur crainte; ça semble d’une grande injustice et les citoyens ont raison d’être frustrés. Cependant, on ne sent aucune tension dans la ville.
Dimanche le 21
Les familles ne servent pas de repas le dimanche. Je m’en vais donc retrouver des amis pour le déjeuner et, après consultations, nous nous dirigeons vers le Parc Central. Je choisis des crêpes au coût de Q28 (3.30$). Le temps de prendre quelques photos, nous marchons dans la ville vers le marché. En cours de route, nous rencontrons une autre amie du Québec qui nous suggère de visiter la partie Maya du marché. L’artisanat y est magnifique et abondante; de plus, la négociation est de mise.
Comme le soleil est présent, je quitte le groupe pour faire un peu de photo. Je visite la partie sud de la ville où je découvre des maisons et des immeubles des plus luxueux. Arrive l’heure du souper, je rejoins les amis et nous nous dirigeons vers un des plus beaux restaurants de la ville : El sereno. Je déguste ‘’una Gallo’’ en admirant le paysage du haut de la terrasse qui surplombe la ville.
La journée s’achève et je n’ai pas encore fait mon travail scolaire. Je me disais vendredi, que je devrais le faire au plutôt pour ne pas être pris à la dernière minute... Après avoir visiter ma boutique Internet, je retourne à la maison faire mon travail.
Après une semaine de cours et ma préparation antérieure, je suis en mesure de me débrouiller en espagnol et voyager en Amérique latine. Les prochains cours me permettront évidemment de pouvoir dialoguer de plus en plus, plutôt que de m’en tenir aux besoins de base.
Lundi le 22
Ce fut ma première très bonne nuit de sommeil. Ma chambre est un peu humide et comme la température pourrait être plus fraîche en décembre, je vais peut-être en obtenir une autre. Mon école m’en donne la possibilité.
Mes cours sont en avant midi et je participe à la petite sortie en après-midi. Nous visitons le Musée du textile, véritable témoin de la culture vestimentaire Maya. Comme je suis à quelques minutes de l’école, je retourne rapidement vers le centre-ville. La température est superbe, voir suffocante. Cela ressemble à nos plus belles journées québécoises du mois d’août. Un pas à l’ombre et on perd plusieurs degrés.
Je visite le Sud, l’Est et le Nord-Est de la ville et j’ai l’impression d’en tester un peu la sécurité. Est-ce téméraire? Pas de touriste mais les habitants que j’y croise m’ignorent. La ville semble des plus sécuritaires et, en aucum temps, je me suis senti observé ou inquiété.
Après 3 heures de marche, je retourne à la maison pour le souper où j’écris ces quelques lignes. Je sens que je vais perdre quelques livres et bronzer. J
Après souper, je me dirige vers la boutique Internet pour clavarder avec Mihaela. Je visite religieusement Facebook pour prendre connaissance des commentaires de ma fille, de mes ami(es) et même de gens que je connais pas.
Oups! Faut pas que j’oublie mon devoir...
Mardi le 23
Hier, j’ai été sur Internet pendant 3 heures et le coût fut de Q26 (3.60$). J’ai jasé avec Mihaela et quelques ami(es). J’ai enfin publier ce blogue et quelques photos sur FB. Je me suis couché un peu tard après avoir travailler mes photos et lu mon livre.
Tous les mardis, l’école organise un dîner communautaire avec les élèves et le personnel avec au menu un plat typique. Ça me rappelle les dégustations que j’organisais avec ma gang à Mtl.
Le plat typique a été le même que la dernière fois fois mais c’est pas grave...
Je vais récupérer mon linge lavé et plié à la buanderie; il m’en coutera Q42(5$), un plus cher que mon estimation mais le coût est au poids et j’avais une bonne brassée de 7 livres.
En soirée, je rejoins des amis pour aller prendre une bière à la Sin Ventura près de la Place Central. C’est une soirée vraiment trippante comme je les aime avec un groupe d’amis. On jase non pas seulement en Spanglish(mélange d’espagnol et d’angalis) mais en Spanfranglish! Incoryable comme on perd ces complexes et on utilise toute notre connaissance des différents vocabulaire pour communiquer.
À l’entrée, les gars doivent obligatoirement se commander une consommation. Nous montons à l’étage et les filles peuvent se commander quelque chose. La bière m’a coûté Q23 (3.95$ dans l’endroit le plus courru par les jeunes) et les consommations des filles coûtent Q4 (1$) !!!! INJUSTICE!!!
Une des filles proposent que celle-ci commandent une consommation pour la donner ensuite aux gars; évidemment, faut s’y attendre, c’est invitant. C’est ce qu’elles font. Soudain, le patron arrive à la table et fait un avertissement à celle qu’il croit être la responsable. La fille était mal à l’aise mais s’en foutait un peu. Plus tard, une autre propose le même stratagème. Cette fois-ci, la visite du patron est moins courtoise; elle s’est fait vertement engueulée. Je ne sais pas pourquoi il s’acharne sur elle surtout que ce n’était pas celle qui avait fait la proposition. Cette fois-ci, elle est visiblement ébranlée.
À travers tout ça, se crée des liens. À ma droite, il vient de Suède; plus à droite, elle vient de la Suisse. En face, l’une vient de l’Allemagne, l’autre de New-York, l’autre du Lac Saint-Jean et finalement le dernier de Vancouver. Le hic? Par chance que je suis là pour augmenter la moyenne d’âge... Tous en bas de 30 ans, plus près de 25. En fait, je ne suis pas le seul ‘’vieux’’; il y a aussi le gars de Vancouver. Il est très grand, il a les cheveux tout blancs, très longs et attachés, une barbe blanche pour complèter le look ‘’peace’’ par excellence et il surtout très cool. Son dernier travail à temps plein remonte à 1995...
On nous dit de ne jamais dépasser 23h pour circuler dans les rues. C’est l’heure à laquelle je rentre et c’est très calme dans les rues. Nous ne sommes quand même que mardi...
Mercredi le 24
Ma prof est ricaneuse et les cours, même si c’est assez lourd, se passent bien. J’ai l’impression d’avancer mais il faudrait que j’étudie davantage. En réalité, je préfère échelonner mon apprentissage et faire de la photo ou encore un mélange des deux.
Mes cours sont le matin pour me permettre de participer à la visite du Musée du Café. C’est de loin la sortie la plus intéressante jusqu’à maintenant. Le guide parle lentement; nous prenons connaissance de l’évolution de la production du café dans la région depuis la période Maya et j’en profite pour visiter la salle réservée pour leurs instruments. Je remarque particulièrement les marimbas de diverses fabrications.
Ce musée est à quelques minutes d’Antigua. Pour s’y rendre, quelqu’un a décidé de ‘’paqueter’’ la mini-bus et pas à peu près! Pas question que je m’assoie à l’arrière. En effet, je suis un peu traumatisé depuis mon voage en Roumanie où j’au dû m’assoir sur le 4e banc à l’arrière d’un 4X4. J’ai eu une poussée innatendue de claustrophobie et je suis sorti du véhicule aussitôt.
Après souper, je fais mon travail d’espagnol et je décide d’aller au petit Café près de chez moi pour aller sur Internet. Ce fut une bonne idée puisque Mihaela, de retour plus tôt que prévu chez elle, m’attend sur Facebook. Une bonne jasette termine bien la journée.
Je pense souvent à m’installer ici avec elle. J’ai l’impression qu’il ne faudrait pas pousser trop fort pour que ça se réalise. Avoir la possibilité de voyager c’est vraiment un grand privilège mais voyager seul, je ne suis pas sure que ça me plairait. La contrainte c’est doive quitter son emploi.... Ça suscite une bonne réfleion mais quelle vie trippante nous aurions!
Jeudi le 25
Je suis ‘’off’’ ce matin. Je m’installe à l’école pour l’avant-midi où je dispose d’Internet. J’ai enfin le temps de correspondre avec mes amis. Le temps file à vive allure. Je pense à modifier la durée des cours parce que je ne parviens pas à étudier et je suis un peu ‘’topper’’ présentement.
Je pense à différentes options pour profiter davantage de mon séjour. Je suis en contact régulier avec ma belle-soeur guatémaltèque qui me donne un bon coup de main.
Aujourd’hui, c’est le social hebdomadaire en fin de journée. Nous serons une quinzaine et, semble-t-il, c’est une particularité de cette école.
Après le souper, je rentre tôt et je révise un peu mon travail scolaire.
Vendredi le 26
Je vais à l’école en après-midi pour une activité de décoration en vue de la période des Fêtes. Je confirme mon désir de modifier le nombre d’heures d’espagnol. Je passe de 4 à 3hres par jour et le coût sera de 100$ semaine (toujours 95$ pour la famille).
L’ambiance est agréable et, comme deux personnes en sont à la fin de leur séjour, nous allons au ‘’El Sereno’’ prendre une bière avant le souper.Malheureusement, la température n’est pas clémente pour cet endroit magnifique.
Je visite le resto ‘’Da Vinci’’ où la pizza Q55.00 (7$) est très bonne. Je rentre tôt et me dirige au Café ‘’Lune de miel’’ pour quelques heures d’Internet et une coupe de vin ;-).
Samedi le 27
Après le déjeuner, je retourne au même café pour utiliser Internet. Je jase avec ma belle soeur de différentes options pour profiter au maximum de mon voyage.
Aujourd’hui, la température est superbe. On annonde de 23 à 26 degrés pour les jours à venir; 26 à 30 en ressenti...
À suivre...